CD2014 – Images d’autres univers


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22 PLAGES DU CD

1. Appels d’alchimies lointaines (richiami
arcani lontani
) (2013) (piano : Katherine Nikitine)
2. Cinq pièce pour piano (2011) (piano : Katherine Nikitine)
2. I – Pourquoi ? Mystère (Why ?
Mystery)
3. II – Prélude à une annonce de départ
(basé sur « do sol lab mib » annonce des gares ferroviaires
françaises, SNCF)
Prelude to a departure
announcement
(on C-G-Ab-Eb announcement of French railway
stations)
4. III – Histoires de jeunesse –
souvenir ( Stories from childhood – memory)
5. IV – Errant dans la nuit (Wandering
in the night)
6. V – Conte de rêve (Dream tale)
7. Terra Madre (2002) (piano : Marcello Parolini)d‘après le poème « Se potessi volare » de
Giuseppe Di Stefano
7. « l’immane scoglio », sul sentiero
tortuoso « le rocher inhumain », sur le chemin escarpé
8. « Nel cielo sconfinato » « dans le
ciel infini »
9. « le ubertose valli, i fiumi azzurri e
serpeggianti » « les vallées fertiles, les fleuves bleus et sinueux »
10. « nel mare infinito, nelle lontane
galassie » « dans la mer infinie, dans les lointaines galaxies »
11. « Altri mondi, altre vite, altri
fratelli. Oltre lo spazio ed il tempo »
« D’autres mondes , d’autres vies, d’autres frères. Au delà de
l’espace et du temps »
12. « Un nuovo messaggio di fratellanza e
di amore » « Un nouveau message de fraternité et d’amour »
13. Iberia (1994-199) (piano : Marcello
Parolini)
13.      1) L’Homme
14.     2) Les danses
15.      3) Le mystère des jardins
16.       4) Le chant
17.       5)L’aube
18.       6) La passion
19.       7) La mort
20.       8 )Le reflet du miroir (souvenir)
21.       9)L’antagonisme
22.      10) Final

Simon Corley sur CONCERTONET.COM

«Images d’autres univers»
Salvatore Di Stefano : Richiami arcani lontani[1] – Cinq Pièces[1] – Terra Madre [2] – Iberia[2]

Katherine Nikitine [1], Marcello Parolini [2] (piano)
Enregistré à Lyon (24 avril 2013) – 52’30      IMA2013

Le livret (en français, anglais et italien) de l’album «Images d’autres univers» de l’Italien Salvatore Di Stefano (né en 1969) est bien plus développé que celui de Martin Münch mais tout aussi élogieuse («un compositeur inspiré» «talent puissant et original»).

Si la couverture se place sous le signe de Magritte ou de Dalí, la musique ne frappe cependant pas par son sens de l’extravagance et de la provocation. Katherine Nikitine (née en 1986) interprète Appels d’alchimies lointaines (2013), brève pièce dont le langage postscriabinien et les répétitions lancinantes sont en accord avec son propos spirituel sinon mystique, et les Cinq Pièces (2011), de caractère, de style et d’inspiration – y compris les quatre notes d’un sonal diffusé dans les gares SNCF – plus diversifiés, quoique puisant abondamment aux acquis du XXe siècle (Debussy, Rachmaninov, Ravel, Prokofiev, Bartók, Messiaen…).

Marcello Parolini (né en 1971) reprend quant à lui deux partitions plus anciennes: Terra Madre (2002), parcours d’une dizaine de minutes au fil d’un poème (Si je pouvais voler) du père du compositeur, Giuseppe Di Stefano, depuis un «rocher inhumain» (où l’on entend le Dies iræ) jusqu’à «un nouveau message de fraternité et d’amour», puis une pièce d’un quart d’heure en dix épisodes enchaînés («L’Homme», «Les Danses», «Le Mystère des jardins»…) audacieusement (ou imprudemment) intitulée Iberia (1999), qui revendique d’ailleurs sa proximité «avec les principaux compositeurs européens du XXe siècle» et quelques tournures hispanisantes.
Le site de Salvatore Di Stefano            Le site de Katherine Nikitine
Simon Corley

Nicolas Munck sur ANACLASE

Salvatore Di Stefano  pièces pour piano

1 CD SMC Records (2013)
IMA 2013
  • CD

Images d’autres univers, récemment paru chez SMC Records grâce au généreux soutien de trente-huit « net-mécènes » de la plateforme Ulule, est notre premier contact avec la musique du compositeur italien Salvatore Di Stefano. Au programme de ce récital pianistique, trois cycles écrits entre 1994 et 2011 (Iberia, Terra Madre et Cinq pièces) et introduits par les récents Appels d’alchimies lointaines (2013). L’organisation est intéressante : afin de bousculer un ordre chronologique qui pourrait laisser entendre un quelconque « progrès » (notion largement discutable), le compositeur fait le choix d’une remontée temporelle, concluant l’album par son Iberia (qui connaît d’illustres aînés) réalisé entre 1994 et 1999 – un bon moyen de retracer une trajectoire esthétique et compositionnelle.

Quelques mots sur ce créateur né en 1969 à Alessandria (Piémont italien). Diplômé du Politecnico de Turin (spécialité « physique »), Salvatore Di Stefano entame ses études musicales en écriture et composition auprès de Guido Donati et d’Alberto Colla. Aujourd’hui installé en région lyonnaise, il collabore régulièrement avec le CRR (Fourvière), des solistes de l’Orchestre national, et complète sa formation en analyse XXe-XXIe siècle et orchestration au CNSMD. Sa musique pour piano, au cœur de ces « images », fut déjà récompensée en 2011 par un Grand Prix de l’Ibla Foundation (New York). Pour mener à bien se projet, il s’est entouré de deux jeunes et brillants musiciens : Katherine Nikitine (ancienne étudiante du master d’interprétation au CNSMD de Lyon et auteure) et Marcello Parolini (pianiste et compositeur diplômé du Conservatoire de Milan et lauréats des concours de Strasa, Turin, Monza, Pavie, etc.).

Conformément à nos habitudes pour ce type d’exercice, misons d’abord sur une première écoute globale afin de percevoir la trame d’ensemble et les principaux enjeux convoqués. Comment caractériser cette musique ? Elle est, certes, bien écrite et révèle un bel artisanat, mais semble se construire essentiellement sur une suite de référents esthétiques hérités du premier XXe siècle. Subtilement entrecroisés s’y retrouvent Debussy, Bartók, Stravinsky, Scriabine et autres, dans une construction formelle clarifiée. Cependant, la nécessité du compositeur est encore difficile à cerner. Où se situe-t-elle ?

Comment démêler une forme de singularité dans un tissu dense de langages et formes du siècle dernier ? Que se cache-t-il derrière ce métier et ses emprunts multiples ? Selon le musicologue et critique musical Patrick Favre-Tissot (auteur de la notice discographique), c’est bien dans cette palette, dans cette juxtaposition de langages et dans cette forme d’anti-systématisme que se situent l’originalité et l’indépendance de Salvatore Di Stefano. Ce langage caméléon peut décontenancer, mais sa poésie est sûrement à chercher dans ces contours insaisissables.

Retenons essentiellement de ce parcours les Cinq pièces (2011) portées par Katherine Nikitine et le cycle Iberia (1994-1999) sous les doigts de Marcello Parolini. Entre « questionnements, souvenirs, voyages et rêves », le premier cycle présente une écriture pianistique contrastée entre impacts et résonnances, langage atonal et fortes polarités, inspirations debussystes et écriture rythmiques marquées par Bartók et Stravinsky. Prélude à une annonce de départ, dont la partie centrale est construite sur le célébrissime do-sol-la bémol-mi bémol des annonces SNCF, développe une série de variations bien maîtrisées exploitant habilement les contrastes de registres. Gageure ? Exercice de style propre aux classes d’écriture et d’accompagnement ? Une fois encore nous ne pouvons empêcher la question tout en reconnaissant de réelles qualités. À ces paramètres mélodiques, harmoniques et rythmiques s’ajoute une construction formelle claire et bien articulée, souvent développée dans un discours continu. Virtuose (sans gratuité), le langage de Di Stefano l’est sans aucun doute. Il fait en outre apprécier les qualités interprétatives et techniques de la pianiste dont le jeu lui convient parfaitement. Nous regrettons toutefois une prise de son pas toujours optimale qui donne un peu de sècheresse et de dureté à l’ensemble. C’est dommage, d’autant qu’elle va parfois à l’encontre de l’intention musicale.

« L’éloignement entre les pays et les hommes enrichit notre imaginaire, et peut donner lieu à des créations de mondes énigmatiques. » C’est en ces termes que le compositeur présente Iberia, constitué de dix épisodes enchaînés en un seul et même mouvement. Si le fantôme des grands aînés du début du XXe siècle flottent toujours au-dessus de sa musique, Salvatore Di Stefano puise également dans les ressources d’un folklore hispanique imaginaire dont il semble retenir quelques éléments épars, fugaces et gestes instrumentaux flamenco subtilement fondus dans une écriture pianistique toujours parfaitement maîtrisée. Danse, passion, mort et reflets sont donc les étapes d’un cycle semblant étrangement familier, défini par le musicologue Patrick Favre-Tissot comme une « mémoire du future ». Marcello Parolini en assure la continuité par une belle intelligence musicale.

Un tel CD soulève décidément bien des questions. À l’heure où notre oreille se familiarise aux musiques de la saturation et du plugin électronique, cette proposition musicale surprend. Est-elle pour autant passéiste ? La nécessité d’un compositeur ne peut-elle pas naître du terreau fertile que représentent les grands maîtres ? Dans quelles mesures ? La frontière est souvent mince entre ces deux acceptions et il est impossible de faire preuve de systématisme. Le mieux reste donc de se confronter à l’expérience de l’écoute et à la découverte de ce compositeur.

Nicolas Munck

22 TRACKS DEL CD

1. Appels d’alchimies lointaines (richiami
arcani lontani
) (2013) (piano : Katherine Nikitine)
2. Cinq pièce pour piano (2011) (piano : Katherine Nikitine)
2. I – Pourquoi ? Mystère (Why ?
Mystery)
3. II – Prélude à une annonce de départ
(basé sur « do sol lab mib » annonce des gares ferroviaires
françaises, SNCF)
Prelude to a departure
announcement
(on C-G-Ab-Eb announcement of French railway
stations)
4. III – Histoires de jeunesse –
souvenir ( Stories from childhood – memory)
5. IV – Errant dans la nuit (Wandering
in the night)
6. V – Conte de rêve (Dream tale)
7. Terra Madre (2002) (piano : Marcello Parolini)d‘après le poème « Se potessi volare » de
Giuseppe Di Stefano
7. « l’immane scoglio », sul sentiero
tortuoso « le rocher inhumain », sur le chemin escarpé
8. « Nel cielo sconfinato » « dans le
ciel infini »
9. « le ubertose valli, i fiumi azzurri e
serpeggianti » « les vallées fertiles, les fleuves bleus et sinueux »
10. « nel mare infinito, nelle lontane
galassie » « dans la mer infinie, dans les lointaines galaxies »
11. « Altri mondi, altre vite, altri
fratelli. Oltre lo spazio ed il tempo »
« D’autres mondes , d’autres vies, d’autres frères. Au delà de
l’espace et du temps »
12. « Un nuovo messaggio di fratellanza e
di amore » « Un nouveau message de fraternité et d’amour »
13. Iberia (1994-199) (piano : Marcello
Parolini)
13. 1) L’Homme
14. 2) Les danses
15. 3) Le mystère des jardins
16. 4) Le chant
17. 5)L’aube
18. 6) La passion
19. 7) La mort
20. 8 )Le reflet du miroir (souvenir)
21. 9)L’antagonisme
22. 10) Final

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22 PLAGES DU CD

1. Appels d’alchimies lointaines (richiami
arcani lontani
) (2013) (piano : Katherine Nikitine)
2. Cinq pièce pour piano (2011) (piano : Katherine Nikitine)
2. I – Pourquoi ? Mystère (Why ?
Mystery)
3. II – Prélude à une annonce de départ
(basé sur « do sol lab mib » annonce des gares ferroviaires
françaises, SNCF)
Prelude to a departure
announcement
(on C-G-Ab-Eb announcement of French railway
stations)
4. III – Histoires de jeunesse –
souvenir ( Stories from childhood – memory)
5. IV – Errant dans la nuit (Wandering
in the night)
6. V – Conte de rêve (Dream tale)
7. Terra Madre (2002) (piano : Marcello Parolini)d‘après le poème « Se potessi volare » de
Giuseppe Di Stefano
7. « l’immane scoglio », sul sentiero
tortuoso « le rocher inhumain », sur le chemin escarpé
8. « Nel cielo sconfinato » « dans le
ciel infini »
9. « le ubertose valli, i fiumi azzurri e
serpeggianti » « les vallées fertiles, les fleuves bleus et sinueux »
10. « nel mare infinito, nelle lontane
galassie » « dans la mer infinie, dans les lointaines galaxies »
11. « Altri mondi, altre vite, altri
fratelli. Oltre lo spazio ed il tempo »
« D’autres mondes , d’autres vies, d’autres frères. Au delà de
l’espace et du temps »
12. « Un nuovo messaggio di fratellanza e
di amore » « Un nouveau message de fraternité et d’amour »
13. Iberia (1994-199) (piano : Marcello
Parolini)
13. 1) L’Homme
14. 2) Les danses
15. 3) Le mystère des jardins
16. 4) Le chant
17. 5)L’aube
18. 6) La passion
19. 7) La mort
20. 8 )Le reflet du miroir (souvenir)
21. 9)L’antagonisme
22. 10) Final

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